RENCONTRE À LAWRENCEVILLE LE 10 MAI DERNIER.

 

 

     Présence de 35 personnes de Maricourt, Ste-Anne, Racine, Valcourt, Lawrenceville et Bonsecours.

 

Invité : L’abbé Daniel Gilbert, ex-curé de St-Joseph des Monts (8 églises) curé de N.-Dame de l’Unité (six église de la région de Compton.)

     Qu’est-ce qui est le plus important pour nous, comme chrétiens?

     L’église, la bâtisse? / La paroisse? /-La fabrique? /-La communauté chrétienne?

-    Y a-t-il volonté de transmettre notre foi chrétienne et de la rendre vivante ?

-    Avons-nous les ressources pour transmettre les valeurs chrétiennes dans notre paroisse?

Ce qui est primordial et fondamental c’est de garder vivantes les communautés chrétiennes locales existantes. Il faut le vouloir et en avoir les moyens.

 

Le modèle qu’il nous propose et qu’il teste depuis 10 ans :

Un modèle qui tient compte de la loi provinciale des fabriques de ses exigences et de ses possibilités légales et juridiques. (Chapeauter plusieurs entités, plusieurs comptes de banque)

Un modèle qui donne à chaque communauté autonomie et responsabilité.

§        Abolition des paroisses et des fabriques actuelles.

§        Formation d’une nouvelle grande paroisse regroupant six communautés et six lieux de culte.

·     Pour cette grande paroisse, formation d’un nouveau conseil de fabrique, six marguilliers

    provenants des six communautés locales et un président qui est le curé.

·     Pour cette grande paroisse, un conseil de pastorale qui a un souci missionnaire : la vitalité            des communautés locales et de la paroisse.

·     Un secrétariat, un bureau d’administration, un gérant(e). Émission des reçus officiels,      rapports aux gouvernements et à l’évêché etc. La gérance est une fonction rémunérée.       Cette personne assiste aux comités de gestion et aux réunions de la fabrique.

·     Un compte de banque

·     Un nouveau nom pour cette nouvelle paroisse.

§        Chaque communauté locale

·       Établit un conseil de gestion (3 ou 5 membres dont un président)

·       Gère ses finances, ses levées de fonds, son cimetière, ses bâtiments et la pastorale.

·       Contribue aux dépenses communes : salaire du curé, des agents de pastorale etc.

·       Conserve vivants ses divers comités de pastorale.

 

CRAINTES / QUESTIONS / OBSERVATIONS

C.    La communauté locale perd ses pouvoirs de décision et d’administration, ce sont les marguilliers qui ont l’autorité légale.

R   Le rôle de la fabrique est de protéger et de soutenir les communautés locales. Tout projet raisonnable sera soutenu. Les fabriques sont soumises aux règlements diocésains et les communautés locales sont un nouveau palier dans cette structure.

 

O.    Jadis nos communautés étaient majoritairement chrétiennes, animées par un grand nombre de prêtres et de religieux, elles ont édifié de grandes églises et de gros presbytères.

            La vie sociale et communautaire n’est plus l’apanage de la religion, nos édifices ne sont plus adaptés aux besoins et aux capacités des petites communautés chrétiennes. Il faudra une concertation de toutes les forces vives du milieu (municipalités, coopératives, gens d’affaires, artistes, gouvernements pour donner à ces édifices des usages multiples et partagés.)

 

O.    Ce réaménagement n’est pas réalisé dans le but de sauver de l’argent, mais de s’adapter à la réalité. La réalité c’est qu’il y a moins de fidèles qui participent à la vie de la communauté de foi et moins de prêtres de disponibles. À St-Joseph-des-Monts la participation financière n’a pas chuté, elle s’est même un peu améliorée, les gens ont a cœur la vitalité de leurs communautés.